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Aimants coquillages en feutrine de laine création par l'Atelier Jocha

Pourquoi je recycle mes vieux oreillers

pile d'oreillers avec le texte "le saviez-vous ?"

C’est quoi le rapport entre créations en feutrine et vieux oreillers, me direz-vous ? Quand on fabrique des peluches, des décorations de sapins ou des animaux en feutrine de laine à la main, une question revient vite : qu’est-ce qu’on met dedans ? Le rembourrage, c’est souvent le parent pauvre de la création artisanale, on l’achète compacté dans des sacs plastiques et on ne sait pas trop d’où il vient ni ce qu’il y a dedans.

Depuis quelque années, j’ai adopté une autre approche : je recycle de vieux oreillers pour en extraire le rembourrage. C’est simple, économique, et franchement satisfaisant. Je vous explique pourquoi.


Un rembourrage d’oreillers gratuit qui dormait dans le placard

Les oreillers usés, on en a tous : ils sont souvent trop raplaplas, plein de bosses ou aplatis, bref, pas top pour qu’on les utilise encore, trop tâchés pour qu’on les donne, trop encombrants pour rester indéfiniment dans la penderie. Ils finissent souvent à la poubelle, ce qui est un peu dommage quand leur garnissage est encore tout à fait utilisable.

La plupart des oreillers en synthétique sont remplis de fibres creuses en polyester, et ça c’est exactement le même type de matière que le ouate de rembourrage vendu en mercerie. En ouvrant les coutures et en récupérant ce qui est à l’intérieur, on obtient (après nettoyage, séchage et cardage) un rembourrage parfaitement fonctionnel, sans débourser un centime.

C’est ce que je fais désormais à l’atelier, merci la planète et mon (votre) portefeuille.


Quels oreillers recycler et lesquels éviter

Tous les oreillers ne se valent pas pour cet usage. Voici ce que j’ai appris à la pratique :

Bons candidats :

  • Les oreillers en fibres synthétiques (polyester), reconnaissables à leur légèreté et leur garnissage en flocons ou fibres blanches
  • Les oreillers encore propres, même s’ils sont déformés ou avachis
  • Les oreillers de voyage ou de décoration, souvent sous-utilisés

À éviter :

  • Les oreillers en latex ou en mousse à mémoire de forme : la matière ne convient pas au rembourrage de pièces cousues à la main
  • Les oreillers en plumes ou duvet : difficiles à travailler, et les plumes s’échappent partout et ça peut même piquer en sortant par les coutures (vécu)
  • Les oreillers rembourrés avec de petites billes ou flocons (ceux qui restent accrochés sur les doigts !)
  • Tout ce qui présente des traces d’humidité, de moisissures ou d’odeurs persistantes

Un oreiller en mauvais état devient un rembourrage propre et réutilisable, c’est aussi simple que ça !


Comment ça se passe concrètement (bien)

La manipulation est rapide : j’ouvre les coutures aux ciseaux, je récupère les fibres dans un grand sac zippé spécialement prévu pour laver la lingerie fragile (le truc qui ressemble à du filet tout fin), et je garde la housse vide pour la laver et la recycler à son tour en chiffon. “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”

Les fibres sont ensuite aérées (dehors sur le fil si possible et sinon l’hiver le sèche linge les fait bien se regonfler) je les laisse « gonfler » quelques heures avant usage, car elles ont tendance à se compacter avec le temps. Pour les petites pièces comme mes porte-clés ou mes animaux en feutrine de laine, une quantité modeste suffit, donc un seul oreiller peut alimenter l’atelier pendant un bon moment.

Le résultat dans les créations est identique à un rembourrage du commerce : les formes sont bien maintenues, les volumes généreux et le toucher reste agréable.


Pourquoi cette démarche compte (même à petite échelle)

Je ne vais pas vous faire un cours sur l’écologie mais concrètement : chaque oreiller recyclé, c’est un sac de ouate synthétique de moins acheté, et un déchet de moins envoyé en déchetterie.

Dans un atelier artisanal, les petits gestes s’accumulent. Récupérer des matières qu’on aurait jetées, c’est cohérent avec l’idée de fabriquer des choses qui durent, des pièces cousues à la main, en feutrine de qualité, conçues pour être gardées longtemps plutôt que consommées vite. C’est juste du bon sens, et un peu de plaisir à trouver des solutions là où on ne les attendait pas.


Et vous ?

Si vous avez des oreillers synthétiques qui traînent et que vous faites de la couture ou de la création textile, c’est une piste facile à tester. Pas besoin de matériel particulier, juste des ciseaux un petit peu de temps et un peu d’espace.

Et si vous êtes curieux·se de voir ce que ça donne dans les créations, les animaux en feutrine de laine d’Atelier Jocha sont disponibles sur atelierjocha.com et tous rembourrés à l’atelier, à la main.

N’hésitez pas à partager vos propres astuces recylages en commentaires !

Belle journée à tous,

Eve


Atelier Jocha — petites choses en feutrine de laine, faites pour durer.

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